Contraception
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ContraceptionLa contraception hormonale est soumise à ordonnance en France, parce que le choix d'une méthode dépend d'antécédents que seul un médecin peut évaluer. Cette page décrit les méthodes disponibles, les risques examinés avant toute mise en route, et les conditions dans lesquelles un traitement déjà en cours peut être renouvelé.
Les contraceptifs hormonaux modifient l'équilibre hormonal et, pour les formes combinées, la coagulation. Ils exposent à un risque de thrombose veineuse et, plus rarement, artérielle : faible en valeur absolue chez une femme jeune et en bonne santé, mais très variable selon le terrain. C'est la raison pour laquelle le législateur français les a placés sur liste : la délivrance suppose qu'un professionnel ait vérifié l'absence de contre-indication. En France, l'ordonnance peut être établie par un médecin ou une sage-femme, et le renouvellement peut être assuré dans certaines limites par un pharmacien ou une infirmière. Le stérilet, hormonal ou au cuivre, et l'implant supposent en plus un geste réalisé en présentiel. La contraception d'urgence fait exception : elle est délivrée en pharmacie sans ordonnance.
La pilule combinée associe un estrogène et un progestatif ; elle se décline en générations et en dosages qui n'exposent pas au même risque vasculaire. La micropilule, dite pilule progestative, ne contient pas d'estrogène : elle reste envisageable chez des femmes pour lesquelles les formes combinées sont écartées, notamment pendant l'allaitement, mais elle demande une prise à horaire régulier. L'anneau vaginal et le patch transdermique délivrent une association comparable à celle d'une pilule combinée, avec une administration hebdomadaire ou mensuelle qui limite le risque d'oubli. Le stérilet hormonal libère un progestatif localement et agit plusieurs années ; l'implant sous-cutané suit la même logique. Aucune de ces méthodes n'est supérieure dans l'absolu : la bonne méthode est celle qui correspond à votre terrain, à votre tolérance et à votre mode de vie, et qui sera effectivement utilisée correctement.
L'entretien porte d'abord sur les situations qui écartent une forme combinée : antécédent personnel de thrombose veineuse profonde ou d'embolie pulmonaire, antécédent artériel, thrombophilie connue, migraine avec aura, hypertension artérielle non contrôlée, antécédent de cancer du sein, hépatopathie évolutive, période suivant immédiatement un accouchement. L'association d'un tabagisme et d'un âge supérieur à trente-cinq ans est une contre-indication classique aux estroprogestatifs. Sont également pris en compte l'indice de masse corporelle, la tension artérielle mesurée, les antécédents familiaux vasculaires survenus jeunes, le diabète et son ancienneté, les migraines, ainsi que les traitements en cours, certains antiépileptiques et le millepertuis réduisant l'efficacité contraceptive. Lorsqu'une de ces situations est présente, une forme progestative seule ou une méthode non hormonale est discutée ; en cas de doute, un examen en présentiel est requis et la demande est refusée.
Le renouvellement d'une contraception bien tolérée est la situation la plus simple, parce que le terrain a déjà été évalué et que la tolérance est connue. Le médecin a besoin du nom exact de la spécialité et de son dosage, de la date de mise en route, d'une tension artérielle récente, du poids, du statut tabagique et de tout événement survenu depuis la dernière ordonnance. Un changement compte davantage que l'ancienneté : apparition de migraines, surtout avec troubles visuels, hausse de la tension, prise de poids importante, immobilisation prolongée, chirurgie programmée ou grossesse récente. Le renouvellement n'a rien d'automatique et ne remplace pas le suivi gynécologique : le dépistage du cancer du col de l'utérus et l'examen des seins suivent leur propre calendrier et supposent une consultation en présentiel, qu'aucune évaluation à distance ne peut remplacer.
La conduite à tenir après un oubli dépend du type de pilule et du délai écoulé. Pour une pilule combinée, un oubli de moins de douze heures conduit à prendre le comprimé immédiatement et à poursuivre normalement ; au-delà, une protection complémentaire par préservatif pendant sept jours devient nécessaire, et un rapport dans les jours précédents justifie d'envisager une contraception d'urgence. Les micropilules laissent une marge plus étroite, souvent trois heures pour certaines d'entre elles. La contraception d'urgence au lévonorgestrel s'utilise le plus tôt possible et au plus tard 72 heures après le rapport ; l'acétate d'ulipristal reste utilisable jusqu'à 120 heures. Les deux sont délivrés en pharmacie sans ordonnance. Un stérilet au cuivre posé rapidement constitue l'option d'urgence la plus efficace et se discute avec un professionnel en présentiel.
Les effets fréquents des premiers cycles sont des saignements irréguliers, une tension mammaire, des nausées, des maux de tête légers et des variations de l'humeur ; ils s'atténuent le plus souvent en deux à trois cycles. Ils ne doivent pas être confondus avec les signes qui imposent un avis médical sans délai : douleur ou gonflement d'un mollet, essoufflement inhabituel, douleur thoracique, mal de tête brutal et intense, troubles de la vision ou de la parole, faiblesse d'un côté du corps, jaunisse. Ces manifestations évoquent une complication vasculaire ou hépatique et relèvent d'un appel au 15. L'apparition ou l'aggravation de migraines accompagnées de troubles visuels impose d'interrompre une forme combinée et de revoir la méthode. Signalez toujours une immobilisation prolongée ou une intervention chirurgicale programmée.
Chez une femme jeune sans antécédent, la mise en route d'une contraception ne nécessite pas de bilan biologique préalable systématique : la mesure de la tension artérielle et l'interrogatoire sur les antécédents personnels et familiaux constituent l'essentiel. Un bilan lipidique et glycémique est demandé en fonction du terrain et des antécédents familiaux, puis répété à intervalles espacés lorsqu'il est normal. Le dépistage du cancer du col de l'utérus suit un calendrier propre, indépendant de la contraception, et le dépistage des infections sexuellement transmissibles se discute selon la situation. Un contrôle de la tension et du poids, ainsi qu'une reprise des antécédents à chaque renouvellement, constituent un suivi raisonnable. Enfin, une contraception hormonale ne protège pas des infections sexuellement transmissibles : le préservatif garde toute sa place.
Vous remplissez un questionnaire médical détaillé et vous joignez, le cas échéant, vos documents. Il n'y a ni rendez-vous, ni appel, ni salle d'attente : nous ne proposons aucune téléconsultation. Le médecin lit le dossier, peut demander une pièce complémentaire, puis décide. Si l'évaluation est favorable, vous recevez par courrier électronique un document au format PDF conforme à l'annexe de la directive 2012/52/UE, que vous présentez dans n'importe quelle pharmacie avec une pièce d'identité ; il n'existe ni code confidentiel ni numéro national à saisir. L'évaluation est facturée 24,90 €, une option de traitement prioritaire du dossier coûtant 9,90 € de plus. Cette somme rémunère la consultation médicale, non la délivrance d'un document, et elle n'est pas prise en charge par l'Assurance Maladie. En cas de refus pour un motif médical, elle vous est restituée. Elle ne l'est pas si vous ne transmettez pas les documents demandés par le médecin, la consultation ayant alors bien eu lieu.
Contenu rédigé par la rédaction MEDINOW Sp. z o.o. et vérifié sur le plan médical par lek. Damian Wojno, médecin inscrit en Pologne, numéro PWZ 3211301. Vérification médicale : 2026-08-29. MEDINOW n'est ni un vendeur de médicaments ni une pharmacie, et ne propose aucune téléconsultation : ni vidéo, ni téléphone, ni messagerie en direct. L'évaluation repose sur un questionnaire médical détaillé et sur les documents transmis puis, lorsqu'elle est favorable, sur la remise d'un document au format PDF conforme à l'annexe de la directive 2012/52/UE, à présenter dans n'importe quelle pharmacie avec une pièce d'identité. La somme versée rémunère la consultation médicale et non la délivrance d'un document : elle est restituée en cas de refus pour un motif médical, mais elle ne l'est pas lorsque les pièces demandées par le médecin ne sont pas transmises, la consultation ayant alors bien eu lieu. Ces informations sont destinées à l'information du public, ne constituent pas un avis personnalisé et ne remplacent pas un examen clinique. En cas de doute ou d'aggravation, consultez un médecin ; en cas d'urgence, appelez le 15 ou le 112.
Oui, toutes les pilules contraceptives sont soumises à ordonnance en France, de même que le patch, l'anneau, l'implant et le stérilet hormonal. Seule la contraception d'urgence est délivrée en pharmacie sans ordonnance.
Un traitement bien toléré peut être renouvelé après évaluation du dossier : nom exact et dosage de la spécialité, tension artérielle récente, poids, tabagisme et événements survenus depuis la dernière ordonnance. Tout élément nouveau, en particulier une migraine avec troubles visuels ou une hausse de tension, impose un examen en présentiel.
Chez une femme jeune sans antécédent, aucun bilan biologique systématique n'est exigé avant la mise en route : la tension artérielle et l'interrogatoire suffisent. Un bilan lipidique et glycémique est demandé selon le terrain. Le dépistage du cancer du col de l'utérus suit un calendrier indépendant de la contraception.
Le risque thromboembolique veineux et artériel avant tout : antécédents personnels et familiaux, thrombophilie, migraine avec aura, hypertension, diabète, indice de masse corporelle, ainsi que l'association d'un tabagisme après trente-cinq ans, qui écarte les formes combinées.
Non. Le lévonorgestrel et l'acétate d'ulipristal sont délivrés en pharmacie sans ordonnance. Le lévonorgestrel s'utilise au plus tard 72 heures après le rapport, l'acétate d'ulipristal jusqu'à 120 heures, et le plus tôt reste toujours le mieux.